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Le Niger, pays sahélien à la lisière du Maghreb, figure parmi les pays les pauvres du monde. Au titre de l’année 2015, il est classé 185e sur 186 selon l’Indice de développement humain établi par le Programme des Nations Unies. En 2011, le taux de pauvreté est de 48,2% parmi lesquels 49,5% sont des femmes. Le taux de pauvreté des femmes est plus élevé en milieu rural. La population est jeune ; en 2011 les personnes de 0 à 14 ans représentent 47,5% avec en tête les régions de Maradi, Zinder et Tahoua.

Le cadre juridique et institutionnel au Niger est régi par la Constitution du 25 novembre 2010. Ce texte consacre des droits et libertés au profit de citoyens en général. De manière spécifique, la Constitution protège certains groupes notamment elle interdit toute forme de discrimination à l’égard de la femme et l’Etat doit prendre des mesures à ce sujet. Cette protection est étendue aux jeunes et aux personnes handicapées.  En plus le Niger a ratifié les textes les plus importants en matière des droits humains en général et la protection des groupes vulnérables en particulier. Le Niger a également adopté un certain nombre de politiques publiques sectorielles en vue des engagements pris au plan international en la matière.

Le problème réside au niveau de la mise en œuvre de ces différentes politiques car celles-ci requièrent des moyens financiers et/ou une volonté voire une détermination politique dans un pays où les pesanteurs culturelles et religieuses influencent négativement les conditions de vie des femmes et d’autres groupes vulnérables.

Dans la vie courante la plupart des personnes handicapées vivent dans des zones rurales caractérisées par une pauvreté élevée. Cela s’explique par le manque de mobilité dans l’accès à l’éducation dans les zones urbaines qui ont plus de possibilités économiques. Malgré les dispositions de la Constitution, les ministères et les entités gouvernementales ne sont pas disposés à offrir cette possibilité aux personnes handicapées, aux jeunes et aux femmes, comme exigé. Les femmes en risque d’exploitation, d’abus et/ ou la violenceau Niger continuent d’avoir des défis, comme par exemple le mariage précoce et l’excision. Les enfants, les jeunes et les personnes âgées sont victimes de discrimination et sont souvent confrontés à diverses vulnérabilités qui les prédisposent aux inégalités. Surtout les enfants sont victimes du travail forcé comme par exemple dans les industries extractives (‘les orpailleurs’). Ils manquent de voix pour défendre leur cause en raison du statut personnel et de l’environnement ainsi que des problèmes systémiques et structurels.

Basé sur ce contexte, le programme Voice au Niger focalisera la première intervention sur trois des cinq groupes ciblés au niveau mondial:

  1. Les personnes en situation de handicap, y compris les malentendants et les handicaps mentaux.
  2. Les groupes vulnérables et discriminés selon leur âge, notamment les jeunes.
  3. Les femmes en risque d’exploitation, d’abus et/ou violence. Par exemple les aides ménagères, des wahyas, et des filles victimes de la fitule obstetricale.

Les organisations qui proposent de travailler avec deux groupes cibles en tant qu’un consortium sont vivement encouragées de soumissionner une proposition. Par exemple les ONGs expertes des personnes en situation de handicap collaborent avec une organisation féminine pour intégrer l’aspect genre dans leur volet.

Les projets financés par Voice doivent avoir un impact sur un ou plus des thèmes suivants:

  1. Accès amélioré aux ressources (productives) (finance, l’eau et la terre) et l’emploi.
  2. Accès amélioré aux services sociaux, la santé et l’éducation en particulier.
  3. L’espace pour la participation citoyenne participative et inclusive.

Voice examinera les applications provenant des régions de:

Niamey, Tahoua, Tillabéry et Maradi avec une emphase sur les questions du mariage précoce, l’accès aux services de santé, de l’éducation, citoyenneté participative et inclusive.

Toutes applications en provenance d’autres régions ne seront pas examinées.

Le programme Voice a été lancé par Oxfam au Niger le 2 février 2017.Coordonné au Niger par le bureau d’Oxfam, Voice est exécuté au niveau mondial en partenariat avec Hivos et financé par le Ministère des Affaires étrangères néerlandais. Ce programme quinquennal (2016 – 2021) cible les groupes les plus marginalisés et discriminés dans dix pays à revenu faible, inférieur et moyen en Afrique et en Asie.

Aucune personne indépendamment de l'origine ethnique, du sexe, de la géographie, du handicap, de l'orientation sexuelle, de la race ou d'un autre statut - ne devrait être privée des droits humains universels et des possibilités économiques fondamentales. Voice donnera aux personnes délaissées la possibilité d'avoir leur mot à dire dans les politiques qui devraient faire de cette ambition une réalité.